Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un lien qui compile quelques unes des multiples solutions citées dans le film "demain" de Cyril Dion et Mélanie Laurent, solutions qui existent aujourd'hui de par le monde :
http://www.demain-lefilm.com/sites/default/files/assets/demain_dossier_pedagogique.pdf

Le film est construit autour de 5 chapitres couvrant une partie des champs de nos vies quotidiennes, et proposant, dans chacun de ces domaines, des solutions. Voici les portraits d’un certain nombre d’intervenants du film.

ÉNERGIE

THIERRY SALOMON,
Ingénieur énergéticien Cofondateur de l’Institut Negawatt.

Thierry Salomon est un infatigable promoteur des économies d’énergie. Les maîtres mots de son combat : sobriété et efficacité énergétiques. Pour l’ingénieur, face à l’urgence climatique et à l’épuisement des ressources, le soleil ou le vent, énergies de flux illimités, doivent prendre le relais face aux énergies de stock comme le gaz, le pétrole ou l’uranium. Thierry Salomon a largement contribué à diffuser le concept du « negaWatt » qui désigne le watt que l’on n’a pas besoin de produire puisqu’on ne le consomme pas. Pour lui, les gisements de « negaWatts » sont tels en France que l’on pourrait économiser 50% de l’énergie produite. Au sein de l’association, Thierry Salomon a coordonné un scénario montrant le possibilité de se passer de l’énergie fossile et nucléaire d’ici 2050 dans l’ensemble du pays. Il a participé aux travaux du Grenelle de l’environnement et au débat sur la transition énergétique de 2013.

ROBERT REED,
Porte-parole de la coopérative Recology.

Robert Reed est le porte-parole de la coopérative Recology, créée en 1921, et qui a permis la mise en oeuvre de la démarche « zéro déchet » de la ville de San Francisco. Objectif affiché : recycler 100% des déchets à l’horizon 2020. Le défi semble à la portée de la ville : en quelques années, San Francisco est parvenue à détourner 80% des déchets enfouis vers la réutilisation, le compostage et le recyclage. Plus de 21 programmes ciblés - pour les restaurants, les ménages, les entreprises, les bureaux, etc. - ont permis de faire adopter les bons gestes dans chaque secteur. Une fiscalité incitative est venue parachever le tout : moins de déchets, c’est moins de dollars à payer et les habitants ont joué le jeu sous peine de devoir s’acquitter d’amendes variant entre 100 et 1000 dollars ! Le compost produit par le million d’habitants fait le bonheur des maraîchers ou des vignerons locaux. La ville s’est également lancée dans le défi « zéro gaspillage », en mettant en place des mesures ambitieuses de réduction à la source des déchets : interdiction des sacs plastiques dans les supermarchés, des emballages en polystyrène et des bouteilles d’eau en plastique dans les espaces publics, intégration de critères de réemploi dans les commandes publiques... Ville emblématique du zéro déchet, San Francisco montre non seulement la faisabilité d’une démarche Zero Waste, mais aussi tous les bénéfices qui en découlent : créations d’emplois locaux, réduction des pollutions et des coûts de traitements, revenus supplémentaires issus du compostage… de quoi redynamiser un territoire en impliquant tous les acteurs.

JAN GEHL,
Architecte, urbaniste.

Pour comprendre ce que fait Jan Gehl, il suffit de se rendre à Copenhague, la capitale du Danemark. Là-bas, le murmure de la ville est plus doux qu’ailleurs. Et pour cause : plus d’un tiers des déplacements quotidiens se font sur une selle de vélo (un déplacement sur deux en centre-ville). En privilégiant les modes de transport doux, les autorités de la ville évitent aujourd’hui 90 000 tonnes de CO2 par an ! Architecte et urbaniste, Jan Gehl a mis la vie locale et les habitudes des gens au cœur de ses réflexions. Depuis qu’il a publié La vie entre les bâtiments il y a quarante ans, Gehl a réalisé plusieurs projets reconnus pour la qualité des espaces publics en milieu urbain, plaidant pour le confort et la sécurité des piétons avant tout. Il se concentre sur la relation entre l’environnement bâti et la qualité de vie des gens, mettant les bâtiments au service des habitudes de vie, et non l’inverse. Revitalisation des espaces publics, aménagements piétonniers au centre des villes anciennes, développement des transports publics, intensification de l’usage du vélo… Jan Gehl n’a de cesse d’essaimer sa vision à travers le monde. Melbourne (Australie), Christchurch (Nouvelle-Zélande), Mexico city (Mexique), Istanbul (Turquie) ou Chongqing (Chine)… ont toutes eu recours à ses services. En 2007, Michael Bloomberg, le maire de New York a sollicité Gehl pour la planification urbaine de la grosse pomme. La ville a développé 400 kilomètres de pistes cyclables, fermé des sections de Broadway et de Times Square aux voitures et créé de nouveaux espaces verts.