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Un lien qui compile quelques unes des multiples solutions citées dans le film "demain" de Cyril Dion et Mélanie Laurent, solutions qui existent aujourd'hui de par le monde :
http://www.demain-lefilm.com/sites/default/files/assets/demain_dossier_pedagogique.pdf


DEMOCRATIE

DAVID VAN REYBROUCK,
Historien, écrivain.

Chacun peut le constater, la vie politique contemporaine est dans une impasse. De moins en moins de citoyens se rendent dans les urnes, les rangs des partis s’amenuisent et les choix électoraux s’apparentent souvent à des caprices circonstanciels. Pour déjouer ce « syndrome d’épuisement démocratique » comme il l’appelle, l’historien et écrivain belge David Van Reybrouck propose un principe qui fut en vogue en Grèce Antique : le tirage au sort. Car introduire une part de hasard dans nos institutions représentatives ne pourrait que vitaliser la démocratie. La dérive oligarchique des démocraties occidentales est dénoncée depuis longtemps et il n’est pas absurde de l’imputer au mécanisme électoral, fait de clientélisme et de renvois d’ascenseur… Dans cette forme de démocratie participative et délibérative, des citoyens tirés au sort prêteraient main forte aux élus. En redonnant une place à des citoyens issus de tous les milieux et de toutes les strates professionnelles, on redonnerait la voix au peuple pour prendre les décisions qui le concernent.

ELANGO RANGASWAMY,
Ancien maire de Kuttambakkam (Inde).

Dans le village de Kutthambattam dans l’état du Tamil Nadu, un ancien ingénieur de l’industrie chimique a transformé la destinée de ses 5000 habitants. Alors que le village était sujet à la violence, au commerce illicite d’alcool et à la pollution, il est devenu au fil des ans un modèle de démocratie participative. Depuis 1996, Elango Rangaswamy préside l’assemblée des cinq sages (Panchayat), le système de gouvernement local en vigueur dans les villages indiens. Mais il a décidé d’impliquer tout le monde dans son projet de gouvernance. Pour lutter contre la criminalisation, il a lancé la construction de logements pour les communautés les plus pauvres, en insistant sur la mixité entre castes. Il a également demandé aux villageois de participer à la réparation des services d’assainissement, des routes et des éclairages. Désormais, 100% des enfants sont scolarisés. Lorsqu’il découvre qu’environ 80% des biens consommés dans le village peuvent y être produits par les villageois eux-mêmes, il se lance dans une entreprise de relocalisation de l’économie. Avec sept ou huit villages alentour, Kutthambattam constitue une zone de libre- échange. L’argent est alors investi directement dans le développement local.

Le film est construit autour de 5 chapitres couvrant une partie des champs de nos vies quotidiennes, et proposant, dans chacun de ces domaines, des solutions. Le lien ci-dessus comporte les portraits d’un certain nombre d’intervenants du film, dont les portraits de DAVID VAN REYBROUCK et ELANGO RANGASWAMY ci-dessus.